L'Histoire du Royaume de Camelot !
Le Background est évolutif, il va donc changer au bon gré des joueurs !

Introduction


La naissance d'Arthur


La sélection du roy


Pacification du Royaume


La table ronde


La légende du Saint-Graal


La quête du Saint-Graal




La cité de Camelot dévastée par le pouvoir du Saint-Graal
Lors de la prise de contrôle du Royaume par Mordred, le père et le fils étaient accompagnés d’une puissante armée de preux chevaliers et d’ombres assassines. Armes à la main, les deux camps se préparaient à une lutte intensive dans la région de Camlann.

Les deux camps s’observaient patiemment, ils attendaient un ordre ou une menace de l’adversaire. Arthur s’avança au-devant de l’armée de Mordred, et les invectiva d’une voix grave et forte.

- Seigneurs de Camelot, Hommes d’Albion, citoyens de la nation.
Le combat que nous allons engager n’est pas un combat comme le fussent ceux de jadis. Nous allons nous battre contre les ténèbres.
Quel but a de ce combat ? Un simple affrontement avec ce fils ? Une querelle de famille qui devrait tuer nombre de vies ? Voilà bien un but égoïste. En ce jour, seuls Mordred et moi devrions combattre. Je vous en conjure… Retournez auprès de vos familles ! Retournez auprès de vos frères, de ceux qui vous aiment !
Aujourd’hui, je le proclame, je ne souhaite pas me battre en risquant des innocents dans cette bataille.

- Eh bien, père ! Vous êtes trop bon. Ce verbe si haut, n’est-il point plutôt un moyen de fuir en cachant votre lâcheté ? Hélas, mes hommes et moi-même ne souhaitons plus de chevaliers en cette terre et pour cela, nous sommes prêts à vous combattre. Sachez-le, il n’y a que la victoire qui compte. Évitez donc de vous retourner, je ne pourrai garantir de votre vie.

- Mordred ! Si tu veux te battre, viens ! Mais çà ne sera que nous deux. Je ne veux pas impliquer d’autres vies dans une querelle personnelle.

- Votre bonté vous perdra. Père, je relève votre défi.

Les deux hommes levèrent leurs épées et commencèrent leur duel. Aucun des deux hommes ne prenait d’avantages, ils étaient de niveau égal. Il fallait pourtant bien un vainqueur et soudain, Arthur employa la force que le Dieu Cornu lui avait confiée. Sept servants surgirent de la terre, Mordred l’imita et ses servants apparurent des ténèbres.

Un silence profond se fait entendre. Puis, une cohue générale. Les armées s’élancent l’une contre l’autre. Épée à la main, Gauvain et Bedwyr tranchent et tuent les ennemis du roy. Arthur tente désespérément de se défendre des attaques répétées de Mordred, tandis que Galaad court à la rescousse de son roy.

Le champ se transforme peu à peu en vrai cimetière. Les cadavres commencent à joncher le sol. Le sang des morts coule et tache l’herbe verte de cette terre. Le brouillard se lève, et les combats perdurent. Bohort, pris à partie par quatre hommes, tombe au sol le coeur déchiré. Puis vient le tour de Gauvain qui tentant de protéger Arthur en se battant avec Mordred, eut la gorge tranchée par un geste habile. Presque tous les chevaliers de la table ronde tombaient, Kay, Agravain, Gareth, Perceval. Des hommes de légendes mourraient, des hommes qui resteront gravés dans l’histoire.

Les servants d’Arthur et de Mordred se combattirent à mort, ils utilisèrent la magie, les sorts obscurs, la force, la ruse... Tous les coups sont permis et de nombreux chevaliers ainsi que des ombres sont morts durant cet affrontement divin.

Arthur, voyant cette horreur, se relève et brandit Excalibur. L’épée se mit à briller de mille feux, éblouissant la scène de combat. Les hommes s’arrêtèrent de se battre et Mordred courra à la charge l’épée en avant dans l’ultime but de l’enfoncer dans la chair du roy. La lumière de l’épée le rendit totalement aveugle et Arthur rabattit sa lame sur ce fils qu’il répudie.

Mordred était au sol face contre terre. Arthur fût ébloui par une lumière dorée, il reconnut le Saint Graal, il était là devant lui à porter de main. Cependant, Arthur, par grandeur d’âme, préféra y renoncer au vu des nombreuses pertes qui gisaient sur le sol rouge de la plaine. Il s’abaissa auprès de Mordred et prit sa tête dans ses mains tachées de sang.

- Mordred, quel gâchis ! Regarde autour de toi ! Il n’y a plus d’âmes qui vivent ! Cette bataille n’a rien apporté mis à part la mort et le désespoir. Es-tu fier de ce désastre ?

- Mais quel désastre, père ? Votre vie est mienne et je ne vois là que victoire et espoirs.

Sur ces paroles, Mordred enfonça un poignard dans la chair d’Arthur pris au dépourvu. Il se releva et, clopinant par la douleur, il s’éloigna en silence. Les deux êtres étaient maintenant loin l'un de l'autre. Mordred attendait gentiment la mort, un long tunnel apparaissait devant ses yeux, la mort s’approchait, la faucheuse d'âme venait s’emparer de son esprit. Une marque étrange s’approchait au loin. Un point noir qui s'agrandissait, pour prendre la forme d'une coupe dorée, d'une coupe magnifique avec une aura si pure. Le Saint Graal, le calice aux pouvoirs magique et incommensurable. Il était là, devant les yeux de Mordred, à portée de bras.

Dans sa folie, il tendit le bras afin de toucher cet objet de tous les désirs, dans le but de prendre en ses mains la coupe aux milles pouvoirs. Il était si près, il pouvait presque la sentir sur sa peau décrépie, il l'effleurait mais le Graal s'évanouit dans le néant, Mordred était mort...

Mordred avait touché le Saint Graal et l’un de ses vœux prit forme. L’herbe commença à sécher, certains arbres mouraient les uns après les autres. Le monde de Camelot commençait à périr à petit feu... La cité de Camelot brûlait et les flammes qui s’en échappaient, se voyaient à des lieues à la ronde. La cité du Roy Arthur était anéantie.
Ce monde devenait une désolation. Il n’était plus la belle terre verdoyante d’autrefois. Des cadavres jonchaient le sol marquant ainsi la terre de Camelot de la folie des hommes.

Arthur mourut, en regardant au loin sa belle cité en feu, le devoir non accompli...